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Réponse à la Lettre de Michel Destot

Monsieur le député,

Nous revenons sur le courrier que vous avez distribué dans les boites aux lettres des habitants de notre ville [1].

Vos quatre premières lignes font état de votre rôle de député : étudier, proposer des lois, les faire appliquer « dans le respect des valeurs républicaines et universelles« . A ce titre vous avez récemment voté contre la prolongation de l’état d’urgence demandée par le gouvernement socialiste, et nous en prenons acte.

Nous notons que s’arrête là le message donnant des nouvelles de votre action de député. Le reste de votre lettre n’est plus de cet ordre et nous constatons qu’une partie du budget dont vous disposez pour accomplir votre mandat sert à faire de la propagande destinée à démolir dans l’esprit des grenoblois le travail de l’équipe municipale actuelle. Nous attendons des éclaircissements sur ce détournement des moyens financiers mis à votre disposition pour accomplir votre mandat d’élu de la nation.

Nous vous laissons le droit de vous interroger sur « la direction empruntée par la municipalité actuelle« . Mais de grâce M. Destot n’embarquez pas les grenoblois dans vos pérégrinations politiciennes.

Les mots « abandon », « dégradation », « otage », « mystification », « baisse drastique », « faillite », « absence » « désengagement », « faute », « sectarisme », « cynisme » scandent votre discours et laissent penser que la ville est à feu et à sang, dirigée par des pirates sans foi ni loi qui vont la détruire. Pour l’ancien édile que vous êtes vous manquez là de discernement. Qui croyez-vous convaincre ? Pour qui ramez-vous ? Quelle image de Grenoble voulez-vous répandre ? Lire la suite

Lettre au préfet de l’Isère à propos du camp Flaubert

en-tête RCG

Bureau du Réseau Citoyen de Grenoble,

bureau-reseaucitoyen-grenoble@googlegroups.com

Grenoble, le 1/1/16,

Monsieur le préfet de l’Isère,

Monsieur,

Dans le Dauphiné Libéré du 31/12/15 on lit : ”Après deux nuits passées dans le gymnase A. Daudet les familles de la communauté Rom (qui habitaient le camp Flaubert en partie détruit par un incendie) doivent être relogées à partir d’aujourd’hui. Et vous avez annoncé : “Une solution de relogement en hôtel pour quelques jours concernant 84 personnes a été trouvée par les services de la préfecture et le CCAS de Grenoble”. Nous vous en remercions (remerciements également aux équipes du CCAS de la ville de Grenoble) mais nous nous inquiétons de sa durée effective.

Le 31/12/15 il était en outre précisé dans le Dauphiné Libéré : “Ce camp faisait l’objet d’une procédure d’expulsion, un projet immobilier devant voir le jour sur cette parcelle.” Il est donc exclu que ces familles puissent revenir sur le même terrain qu’elles occupaient avant l’incendie. De plus les conditions hivernales (qui vont devenir de plus en plus difficiles dans les jours qui suivent) sont un obstacle supplémentaire pour ces familles et leurs enfants. Ces derniers sont scolarisés grâce au travail de terrain d’associations et de bénévoles qui, épaulés par les services, se battent depuis longtemps dans le but d’un accueil digne pour ces familles et pour faciliter ainsi leur intégration.

Aussi nous vous demandons de faire ce qu’il est en votre pouvoir, (puisque vous en avez la compétence) pour rechercher et trouver des solutions adaptées, et si possible pérennes, à ces situations très difficiles.

Nul doute que c’est en agissant ensemble, services de la municipalité et de la préfecture, qu’une solution adéquate pourra être trouvée.

Recevez, Monsieur le préfet, l’assurance de notre considération et de notre vigilance citoyenne.

Le bureau du Réseau Citoyen de Grenoble.

Rapport moral à l’Assemblée Générale du 17.06.2015

Il s’agit plus, pour moi, de faire un rapport éthique qu’un rapport moral, c’est à dire d’essayer de dire si on a globalement respecté au cours de ce mandat ce qui nous a réunis au Réseau Citoyen.

Deux remarques s’imposent,

l’objectif (objectif !) du Réseau c’est le programme du RGCE (Rassemblement de la Gauche Citoyenne et Écologiste) auquel nous avons souscrit, il ne nous est pas spécifique, sa réalisation ne dépend que partiellement de nous. Ce qui nous appartient c’est de vouloir faire de la politique autrement c’est à dire être dans une logique de discours qui n’est pas la même que celle des partis politiques avec qui nous travaillons et dont la respectabilité n’est pas en cause.

 C’est là que les difficultés commencent car il n’y a pas une logique magique qui permettrait à un groupe qui se voudrait expression citoyenne de se reconnaitre comme une entité unique. Dans la première étape, celle de la campagne électorale, nous avons fait le job qui était d’ailleurs plus dans l’image que dans le discours. On ne nous demandait pas : « le Réseau, combien de divisions ? » Certains de nos amis nous le demandaient d’autant moins qu’ils avaient incité des amis à eux à venir nous rejoindre. Mais cette belle époque dynamique et héroïque est passée.

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