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Réponse à la Lettre de Michel Destot

Monsieur le député,

Nous revenons sur le courrier que vous avez distribué dans les boites aux lettres des habitants de notre ville [1].

Vos quatre premières lignes font état de votre rôle de député : étudier, proposer des lois, les faire appliquer « dans le respect des valeurs républicaines et universelles« . A ce titre vous avez récemment voté contre la prolongation de l’état d’urgence demandée par le gouvernement socialiste, et nous en prenons acte.

Nous notons que s’arrête là le message donnant des nouvelles de votre action de député. Le reste de votre lettre n’est plus de cet ordre et nous constatons qu’une partie du budget dont vous disposez pour accomplir votre mandat sert à faire de la propagande destinée à démolir dans l’esprit des grenoblois le travail de l’équipe municipale actuelle. Nous attendons des éclaircissements sur ce détournement des moyens financiers mis à votre disposition pour accomplir votre mandat d’élu de la nation.

Nous vous laissons le droit de vous interroger sur « la direction empruntée par la municipalité actuelle« . Mais de grâce M. Destot n’embarquez pas les grenoblois dans vos pérégrinations politiciennes.

Les mots « abandon », « dégradation », « otage », « mystification », « baisse drastique », « faillite », « absence » « désengagement », « faute », « sectarisme », « cynisme » scandent votre discours et laissent penser que la ville est à feu et à sang, dirigée par des pirates sans foi ni loi qui vont la détruire. Pour l’ancien édile que vous êtes vous manquez là de discernement. Qui croyez-vous convaincre ? Pour qui ramez-vous ? Quelle image de Grenoble voulez-vous répandre ? Lire la suite

Les théâtres grenoblois au fil du temps…

Les théâtres grenoblois au fil du temps…

Une réflexion en résonance avec la pétition lancée par le collectif « Le Tricycle »

La Ville de Grenoble compte cinq salles de spectacles municipales (1) qui viennent compléter celles de la MC2 et du Théâtre Municipal, parmi lesquelles le Théâtre de Poche et le Théâtre 145, situés au bout du cours Berriat.

En 2010, ces deux théâtres ont été confiés au collectif « Le Tricycle », présidé par Serge Papagalli. Pour mémoire, une convention de cinq ans renouvelable a permis aux Barbarins Fourchus de gérer le Théâtre 145 de 1999 à 2010. La Cie de Serge Papagalli quant à elle, a développé ses projets dans ce lieu pendant plus de 15 ans, de 1983 à 1999.

Certains grenoblois se souviennent sans doute de l’année 1999. De nombreuses pétitions et des prises de paroles publiques animaient alors la vie culturelle grenobloise. En effet, cette année-là, les élus en place avaient décidé de renouveler les équipes artistiques se trouvant à la tête de plusieurs équipements culturels afin que d’autres compagnies s’y installent.

Ainsi, trois équipes artistiques s’étaient trouvées sommées de laisser les lieux à celles qui remporteraient l’appel à projets. Cette démarche concernait le Théâtre 145, Le Rio et le Théâtre Sainte Marie d’en Bas.

Cependant, une compagnie est restée trente ans dans le Théâtre Sainte Marie d’en Bas. Pour répondre à la question de son renouvellement, l’ancienne majorité municipale a initié un projet, poursuivi par l’actuelle majorité, qui a conduit Diden Berramdane à quitter ce théâtre en 2015, laissant place à la Cie Alma Musique dirigée par Antonio Placer. Lire la suite