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Lettre au préfet de l’Isère à propos du camp Flaubert

en-tête RCG

Bureau du Réseau Citoyen de Grenoble,

bureau-reseaucitoyen-grenoble@googlegroups.com

Grenoble, le 1/1/16,

Monsieur le préfet de l’Isère,

Monsieur,

Dans le Dauphiné Libéré du 31/12/15 on lit : ”Après deux nuits passées dans le gymnase A. Daudet les familles de la communauté Rom (qui habitaient le camp Flaubert en partie détruit par un incendie) doivent être relogées à partir d’aujourd’hui. Et vous avez annoncé : “Une solution de relogement en hôtel pour quelques jours concernant 84 personnes a été trouvée par les services de la préfecture et le CCAS de Grenoble”. Nous vous en remercions (remerciements également aux équipes du CCAS de la ville de Grenoble) mais nous nous inquiétons de sa durée effective.

Le 31/12/15 il était en outre précisé dans le Dauphiné Libéré : “Ce camp faisait l’objet d’une procédure d’expulsion, un projet immobilier devant voir le jour sur cette parcelle.” Il est donc exclu que ces familles puissent revenir sur le même terrain qu’elles occupaient avant l’incendie. De plus les conditions hivernales (qui vont devenir de plus en plus difficiles dans les jours qui suivent) sont un obstacle supplémentaire pour ces familles et leurs enfants. Ces derniers sont scolarisés grâce au travail de terrain d’associations et de bénévoles qui, épaulés par les services, se battent depuis longtemps dans le but d’un accueil digne pour ces familles et pour faciliter ainsi leur intégration.

Aussi nous vous demandons de faire ce qu’il est en votre pouvoir, (puisque vous en avez la compétence) pour rechercher et trouver des solutions adaptées, et si possible pérennes, à ces situations très difficiles.

Nul doute que c’est en agissant ensemble, services de la municipalité et de la préfecture, qu’une solution adéquate pourra être trouvée.

Recevez, Monsieur le préfet, l’assurance de notre considération et de notre vigilance citoyenne.

Le bureau du Réseau Citoyen de Grenoble.

Une histoire de budget

Projection vidéo le 12.1.2016 20:00 h au Grenier de la Table Ronde

paf: une consommation

Le document vidéo qui sera présenté le 12 janvier 2016 a été filmé par le Vidéogazette* à l’espace 600 (quartier Villeneuve) en avril 1975. Il s’agit d’un débat sur le thème des impôts locaux entre l’équipe municipale conduite par Hubert Dubedout, les partis politiques de gauche comme de droite et le public. Cela se passe entre deux scrutins municipaux, celui de 1971 et celui de 1977.

Déjà une histoire de budget, toujours une histoire de budget. Politique et budget. Dans quel ordre vont ces deux entités apparemment inséparables ? Qui gouverne qui ?

Débat se poursuivant année après année, comme une litanie sans fin. Qui veut-on convaincre ? Avec qui faut-il débattre ? Sur quel ton engager le débat ? Traiter l’opposant avec condescendance ? Jeter aux orties ce que propose la majorité ? Existe-t-il un interstice pour que la voix du citoyen se fasse entendre ?

Quel enseignement nous apporte ce document quarante an après, en quoi résonne-t-il avec notre quotidien actuel ? La manière de concevoir « une politique » a-t-elle changé ?

*La vidéogazette de Grenoble (1972 – 1976, sur le quartier Villeneuve) reste l’exemple le plus connu et le plus significatif de vidéo animation et de télévision communautaire. Journal télévisé de la vie quotidienne locale fait à l’initiative de la municipalité, d’animateurs et d’enseignants, avec les habitants eux-mêmes, la vidéogazette présentait les discussions politiques, les décisions du conseil municipal, les problèmes des immigrés, de l’école, des loisirs, des entreprises : elle se voulait un catalyseur de la vie locale, qui donnait la parole aux intéressés. Elle put, en outre, bénéficier de la diffusion sur le réseau de télévision par câble local (quartier de l’Arlequin). Six autres villes françaises furent autorisées, à l’époque, à expérimenter la télédistribution communautaire. Parallèlement aux gauchistes, qui voyaient dans la vidéo un catalyseur de la contestation à la base, certains idéologues de la « démocratie avancée » voyaient dans la convivialité électronique (illustrée par l’idée de « village global » chez MacLuhan) un moyen d’intégration et de participation des laissés-pour-compte du « progrès » (immigrés, délinquants, zonards, femmes, jeunes, vieux, paysans), ainsi qu’un moyen de reconstituer le consensus social traumatisé par les séquelles du progrès.

© Encyclopædia Universalis

 https://ateliertransmedia.wordpress.com/2013/09/16/videogazette-1972-1976-premiere-experience-francaise-de-television-locale-participative/

 

Rapport moral à l’Assemblée Générale du 17.06.2015

Il s’agit plus, pour moi, de faire un rapport éthique qu’un rapport moral, c’est à dire d’essayer de dire si on a globalement respecté au cours de ce mandat ce qui nous a réunis au Réseau Citoyen.

Deux remarques s’imposent,

l’objectif (objectif !) du Réseau c’est le programme du RGCE (Rassemblement de la Gauche Citoyenne et Écologiste) auquel nous avons souscrit, il ne nous est pas spécifique, sa réalisation ne dépend que partiellement de nous. Ce qui nous appartient c’est de vouloir faire de la politique autrement c’est à dire être dans une logique de discours qui n’est pas la même que celle des partis politiques avec qui nous travaillons et dont la respectabilité n’est pas en cause.

 C’est là que les difficultés commencent car il n’y a pas une logique magique qui permettrait à un groupe qui se voudrait expression citoyenne de se reconnaitre comme une entité unique. Dans la première étape, celle de la campagne électorale, nous avons fait le job qui était d’ailleurs plus dans l’image que dans le discours. On ne nous demandait pas : « le Réseau, combien de divisions ? » Certains de nos amis nous le demandaient d’autant moins qu’ils avaient incité des amis à eux à venir nous rejoindre. Mais cette belle époque dynamique et héroïque est passée.

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